Commentaires pour Photocriture Sarah Budki & Cy Jung Tue, 09 Nov 2010 20:25:33 +0000 hourly 1 Commentaires sur 201007_02 par Mylène (MyLzz59) /201007_02/#comment-27 Mylène (MyLzz59) Tue, 09 Nov 2010 20:25:33 +0000 /?p=214#comment-27 Bonsoir :) Avec votre permission, Cécyle, je récidive avec cette histoire, qui fait écho à votre jolie déclaration : (( Heu.. Là, j'ai comme l'impression d'avoir loupé un épisode. Il faut dire que les choses se sont enchaînées si vite ! Résumons. Je me retrouve allongée sur mon canapé, le chemisier dégrafé, en train de me faire rouler une pelle enflammée par une femme dont j'ignorais jusqu'à l'existence il y a à peine quelques minutes, et qui a déboulé chez moi comme une furie voulant m'arracher les yeux. Jusqu'ici ma vie avait toujours été des plus "normales", un homme que j'aime et qui m'aime, avec lequel je suis en concubinage, en attendant de pouvoir officialiser comme il ne cesse de me le promettre notre union par le lien indéfectible du mariage, dont rêvait déjà la petite fille que j'étais. Mon homme, c'est un gars ordinaire, mais qui dégage un certain charme. Un type bien élevé, attachant, qui connaît ses limites et séduit avec ce qu'il a. C'est comme ça qu'il m'a fait la cour. Il n'en a pas fait des tonnes, était même un peu maladroit, et ça m'a touchée. Nous ne vivons pas encore ensemble, il vient à mon appartement deux à trois fois par semaine, il a toujours une attention, un bouquet de fleurs, une bonne bouteille, un gâteau, du parfum.. Je suis sûre qu'il serait le père idéal pour nos enfants à venir, son expression ne change pas lorsque je lui en parle. Il m'emmène au restaurant, à des spectacles, des manifestations diverses, il n'a pas son pareil pour m'enivrer de romantisme. Et les soirs où il passe la nuit chez moi, nos ébats amoureux sont d'une telle tendresse que j'ai souvent peur d'aller trop loin, ou trop vite, de briser l'instant magique. Aussi, jamais, au grand jamais, je n'aurais imaginé qu'allait se produire l'événement que je suis en train de connaître ! Imaginez, je suis tranquille quand une femme se met à tambouriner contre ma porte et me hurlant de la laisser entrer, entre quelques noms d'oiseaux. Apeurée, je finis néanmoins par lui ouvrir, en me disant qu'il s'agit sûrement là d'une méprise.. Mais non, elle cite bien mon nom, et avance, me désignant de son doigt inquisiteur, me faisant reculer. Je tente de lui demander quelque explication, mais rien n'y fait. Je finis acculée contre le buffet. J'en suis à attendre qu'elle me frappe, ou me griffe, mais en tournant la tête elle aperçoit le cadre où je pose fièrement dans les bras de mon homme, et se fige. Mon regard effectue des allers-retours entre cette photo, et son visage. Elle est au bord des larmes. Je suis décontenancée.. Sans même me soucier de l'éventuel danger de mon acte, je lui demande à nouveau de m'expliquer. Ses yeux plongent dans les miens. Elle me sort une photo. J'en perds littéralement ma mâchoire: il s'agit quasiment de la même photo, à ceci près que c'est elle que mon homme tient fièrement dans ses bras ! "Oh !", dis-je, incapable de formuler autre chose. "Je serais ridicule de m'en prendre à vous", dit-elle en récupérant et rangeant sa photo, "je vois bien que vous ne comprenez pas plus que moi. Vous aussi, il vous a eue.." Je continue de la fixer, atterrée. Durant plusieurs minutes, je ne saurais préciser, seul un vide profond résonne dans ma tête. La femme soupire, et lentement se tourne puis se dirige vers la porte. Je l'interpelle: "Attendez, je.." Je quoi, d'ailleurs ? Aucune idée. Je l'invite néanmoins à prendre place à côté de moi, dans le canapé. "Merci", dit-elle. Elle fixe ses pieds, ou ses mains, ou quelque chose dans cette direction, vers le sol, en murmurant en boucle ce que je perçois comme un "Quel salaud".. Machinalement, je me mets à lui caresser une mèche de cheveux, puis le front, comme je le ferais à une gamine désespérée. Elle relève le nez vers moi. Ma main est désormais sur sa joue. Me fixant, elle ..me rend ma caresse en bougeant la tête ! "Vous êtes si gentille..", me sort-elle. Je lui souris timidement, elle fait de même. J'entame la conversation. Son histoire avec cet homme que je croyais mien, ressemble tellement à la mienne. Sauf qu'elle, elle lui a fait un gosse, et que, du coup, il l'a épousée. C'était il y a quatre ans. La même tendresse et les mêmes attentions envers elle, et le fait qu'il ne se soit jamais installé chez elle non plus. Ce type menait (au moins) une double vie. Et assez symétrique apparemment.. Nos yeux s'humidifient de concert, à mesure que nous "comparons" nos vies avec ce même faux cul. Je n'ai pas cessé de lui caresser le visage, à mon étonnement. Sa main est désormais posée sur mon genou. Elle en vient à me parler de ces moments où ils font l'amour. Naturellement. Dans la conversation. Il est aussi romantique avec elle qu'avec moi. Nous dévions tout aussi naturellement sur sa façon de faire l'amour, et de le recevoir, les détails sur les pratiques deviennent fort crus ! Je ne sais plus laquelle de nous a explosé de rire en premier, mais je me souviens qu'elle a cessé de rire soudain, et que ça m'a arrêtée net. Nous nous sommes regardées. Nos inconscients devaient se parler. Elle se jette sur ma bouche, me renversant dans le canapé. Et moi, je ne la repousse pas, au contraire je réponds à son baiser fougueux. Je n'en reviens pas ! Elle dégrafe mon chemisier comme je me revois le faire avec la chemise à l'autre, là. Ben oui, le gars, là, sur la photo. Comment il s'appelle, déjà, celui-là ? Je ne sais déjà plus, j'ai oublié. C'est sans importance. Je plaque mes deux mains ouvertes sur son jean's, au niveau de ses fesses. Elle émet un léger gémissement, en poursuivant notre baiser. J'ignore autant qu'elle comment nous allons nous y prendre, mais je n'ai plus le moindre doute quant à ce que nous nous apprêtons à faire.. )) - Mylène (MyLzz59) - Bonsoir :)

Avec votre permission, Cécyle, je récidive avec cette histoire, qui fait écho à votre jolie déclaration :

(( Heu.. Là, j’ai comme l’impression d’avoir loupé un épisode. Il faut dire que les choses se sont enchaînées si vite !

Résumons. Je me retrouve allongée sur mon canapé, le chemisier dégrafé, en train de me faire rouler une pelle enflammée par une femme dont j’ignorais jusqu’à l’existence il y a à peine quelques minutes, et qui a déboulé chez moi comme une furie voulant m’arracher les yeux.

Jusqu’ici ma vie avait toujours été des plus « normales », un homme que j’aime et qui m’aime, avec lequel je suis en concubinage, en attendant de pouvoir officialiser comme il ne cesse de me le promettre notre union par le lien indéfectible du mariage, dont rêvait déjà la petite fille que j’étais.

Mon homme, c’est un gars ordinaire, mais qui dégage un certain charme. Un type bien élevé, attachant, qui connaît ses limites et séduit avec ce qu’il a. C’est comme ça qu’il m’a fait la cour. Il n’en a pas fait des tonnes, était même un peu maladroit, et ça m’a touchée.

Nous ne vivons pas encore ensemble, il vient à mon appartement deux à trois fois par semaine, il a toujours une attention, un bouquet de fleurs, une bonne bouteille, un gâteau, du parfum.. Je suis sûre qu’il serait le père idéal pour nos enfants à venir, son expression ne change pas lorsque je lui en parle.

Il m’emmène au restaurant, à des spectacles, des manifestations diverses, il n’a pas son pareil pour m’enivrer de romantisme. Et les soirs où il passe la nuit chez moi, nos ébats amoureux sont d’une telle tendresse que j’ai souvent peur d’aller trop loin, ou trop vite, de briser l’instant magique.

Aussi, jamais, au grand jamais, je n’aurais imaginé qu’allait se produire l’événement que je suis en train de connaître ! Imaginez, je suis tranquille quand une femme se met à tambouriner contre ma porte et me hurlant de la laisser entrer, entre quelques noms d’oiseaux. Apeurée, je finis néanmoins par lui ouvrir, en me disant qu’il s’agit sûrement là d’une méprise..

Mais non, elle cite bien mon nom, et avance, me désignant de son doigt inquisiteur, me faisant reculer. Je tente de lui demander quelque explication, mais rien n’y fait. Je finis acculée contre le buffet.

J’en suis à attendre qu’elle me frappe, ou me griffe, mais en tournant la tête elle aperçoit le cadre où je pose fièrement dans les bras de mon homme, et se fige. Mon regard effectue des allers-retours entre cette photo, et son visage. Elle est au bord des larmes. Je suis décontenancée..

Sans même me soucier de l’éventuel danger de mon acte, je lui demande à nouveau de m’expliquer. Ses yeux plongent dans les miens. Elle me sort une photo. J’en perds littéralement ma mâchoire: il s’agit quasiment de la même photo, à ceci près que c’est elle que mon homme tient fièrement dans ses bras ! « Oh ! », dis-je, incapable de formuler autre chose.

« Je serais ridicule de m’en prendre à vous », dit-elle en récupérant et rangeant sa photo, « je vois bien que vous ne comprenez pas plus que moi. Vous aussi, il vous a eue.. » Je continue de la fixer, atterrée.

Durant plusieurs minutes, je ne saurais préciser, seul un vide profond résonne dans ma tête. La femme soupire, et lentement se tourne puis se dirige vers la porte. Je l’interpelle: « Attendez, je.. » Je quoi, d’ailleurs ? Aucune idée. Je l’invite néanmoins à prendre place à côté de moi, dans le canapé. « Merci », dit-elle.

Elle fixe ses pieds, ou ses mains, ou quelque chose dans cette direction, vers le sol, en murmurant en boucle ce que je perçois comme un « Quel salaud ».. Machinalement, je me mets à lui caresser une mèche de cheveux, puis le front, comme je le ferais à une gamine désespérée.

Elle relève le nez vers moi. Ma main est désormais sur sa joue. Me fixant, elle ..me rend ma caresse en bougeant la tête ! « Vous êtes si gentille.. », me sort-elle. Je lui souris timidement, elle fait de même.

J’entame la conversation. Son histoire avec cet homme que je croyais mien, ressemble tellement à la mienne. Sauf qu’elle, elle lui a fait un gosse, et que, du coup, il l’a épousée. C’était il y a quatre ans. La même tendresse et les mêmes attentions envers elle, et le fait qu’il ne se soit jamais installé chez elle non plus. Ce type menait (au moins) une double vie. Et assez symétrique apparemment..

Nos yeux s’humidifient de concert, à mesure que nous « comparons » nos vies avec ce même faux cul. Je n’ai pas cessé de lui caresser le visage, à mon étonnement. Sa main est désormais posée sur mon genou.

Elle en vient à me parler de ces moments où ils font l’amour. Naturellement. Dans la conversation. Il est aussi romantique avec elle qu’avec moi. Nous dévions tout aussi naturellement sur sa façon de faire l’amour, et de le recevoir, les détails sur les pratiques deviennent fort crus !

Je ne sais plus laquelle de nous a explosé de rire en premier, mais je me souviens qu’elle a cessé de rire soudain, et que ça m’a arrêtée net. Nous nous sommes regardées. Nos inconscients devaient se parler.

Elle se jette sur ma bouche, me renversant dans le canapé. Et moi, je ne la repousse pas, au contraire je réponds à son baiser fougueux. Je n’en reviens pas ! Elle dégrafe mon chemisier comme je me revois le faire avec la chemise à l’autre, là. Ben oui, le gars, là, sur la photo. Comment il s’appelle, déjà, celui-là ? Je ne sais déjà plus, j’ai oublié. C’est sans importance.

Je plaque mes deux mains ouvertes sur son jean’s, au niveau de ses fesses. Elle émet un léger gémissement, en poursuivant notre baiser. J’ignore autant qu’elle comment nous allons nous y prendre, mais je n’ai plus le moindre doute quant à ce que nous nous apprêtons à faire.. ))

- Mylène (MyLzz59) -

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Commentaires sur 199508_04 par Mutti /199508_04/#comment-26 Mutti Mon, 08 Nov 2010 10:32:09 +0000 /?p=220#comment-26 Merveilleux que cette photo t'aie évoqué ce souvenir. Madame G... est toujours de ce monde... Mais on demandera de ses nouvelles à Sylvette le 27. Qui va encore la voir, maintenant qu'Yvette, la fidèle, est décédée ? Je vais envisager d'y aller... Mutti Merveilleux que cette photo t’aie évoqué ce souvenir. Madame G… est toujours de ce monde… Mais on demandera de ses nouvelles à Sylvette le 27. Qui va encore la voir, maintenant qu’Yvette, la fidèle, est décédée ? Je vais envisager d’y aller…
Mutti

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Commentaires sur 200507_02 par Mylène (MyLzz59) /200507_02/#comment-25 Mylène (MyLzz59) Thu, 04 Nov 2010 20:25:10 +0000 /?p=50#comment-25 Bonsoir, Puisque vous me l'avez permis, Cécyle, voici, avec mes remerciements, l'histoire (oups, un peu chaude) que m'a inspirée cette magnifique photographie : (( J'entre dans la lumière, j'apparais de derrière une sculpture abstraite ou stylisée placée en fond de scène, et avance. L'actrice qui interprète la doctoresse a appelé le nom de mon personnage, l'héroïne de cette pièce, pour me convier dans son cabinet. Je suis en imper et escarpins. Je serre la main de l'autre actrice, sous les applaudissements nourris du public. Deux accessoires sont présents. Un portemanteau en retrait, et au premier plan un fauteuil de gynécologie, orienté face au public. Je suis invitée à me diriger vers le portemanteau Dans quelques instants je vais me dévêtir intégralement, et prendre place dans le fauteuil. Je suis censée venir pour une consultation de routine, mais celle-ci va devenir le prétexte de tout le reste de cette pièce. La doctoresse se lave soigneusement les mains à un lavabo apparu par la magie d'un spot, sans prêter la moindre attention à mon strip-tease. Me voici nue, debout près du portemanteau Je joue avec mes longs cheveux plus que je ne les arrange. Je joue la femme non pas gênée, mais intimidée. Dans mon rôle, le public n'existe pas. J'attends l'invitation de la doctoresse, qui ne tarde pas, pour m'avancer vers le fauteuil, et m'y installer. Je garde les jambes serrées l'une contre l'autre. Nous déroulons notre texte, pendant qu'elle s'assoit sur le tabouret à roulettes, devant moi. L'un après l'autre, elle place mes pieds dans les étriers. Sa main tient un spéculum… Sonnerie de téléphone. La gynécologue se lève, et sort de scène, comme si elle allait répondre dans le bureau d'à-côté. Le portemanteau et le lavabo disparaissent avec elle. Un murmure parcourt le public. Malgré le bouche à oreille qui fonctionne on-ne-peut-mieux, les spectateurs ne peuvent s'empêcher de marquer leur étonnement lorsqu'ils constatent que le spéculum est réellement posé en moi. Je tiens à dissiper de suite tout malentendu, la pièce dont je suis l'héroïne n'a rien de pornographique, et je n'ai pas une âme d'exhibitionniste ! Lorsque j'ai postulé pour ce rôle, j'ignorais ce détail. Je suis restée interloquée lorsque la metteuse en scène l'a évoqué. Mais elle a su trouver les mots pour m'expliquer en quoi il était vital dans la pièce, et je les ai entendus. Je n'ai cependant pas accepté de suite, même si j'étais certaine de l'adéquation entre ce rôle et moi. J'avais peur. Peur de craquer, peur de faire un blocage, peur de n'être à la hauteur. La metteuse en scène a eu la pudeur de me laisser gérer mon cheminement tout en ayant été présente chaque fois que j'ai eu besoin de son soutien. Aujourd'hui, comme lors de toutes les représentations précédentes, je vais tenir cette position incongrue durant plus d'une heure. Autour de moi, différents tableaux vont se dérouler. Chacun d'eux illustrera l'un des souvenirs de mon personnage, qui mettra à profit le temps de l'absence de la gynécologue pour faire le point sur sa vie. Des acteurs vont jouer leurs scènes autour de mon fauteuil, et se figer alors que je vais commenter celles-ci en m'adressant au public comme s'il était moi-même. Flash-back parfois tendres, parfois cruels, dans lesquels tantôt les personnages m'ignoreront car je n'appartiendrai pas à la scène, tantôt je me joindrai pour donner la réplique, prenant la place de l'autre moi, celle du moment passé dans lequel se déroulait la scène. Les amis, la famille, les relations professionnelles, tous y passeront et, contrairement aux apparences, c'est eux que je vais mettre à nu et exposer de l'intérieur. Oh, il s'en trouvera bien pour crier à l'impudeur ! Et je ne puis qu'être d'accord avec cela, car oui cette pièce est impudique. Mais dans le sens où les personnages vont faire déballage de leur linge sale, ces "petites affaires" dont il est inconvenant de faire étalage hors de leur cercle, et nous allons nous en donner à cœur joie ! Cependant chut, je ne vais pas vous narrer toute l'intrigue… Certes, aujourd'hui encore, je me douterai que ces quelques spectateurs masculins massés dans les premiers rangs bien face à moi, et au regard rivé sur mon entrejambe grand ouvert par le spéculum, aient guère écouté le moindre mot de cette pièce pourtant magnifiquement ciselée.. Retour de la gynécologue, nous échangeons quelques tirades, et le rideau se ferme. De l'autre côté, les applaudissements ne tarissent pas. Je récupère délicatement le spéculum, et elle m'aide à descendre du fauteuil. Mes jambes sont légèrement engourdies, elle m'offre son épaule. J'enfile mon imper et chausse mes escarpins. Puis nous nous faufilons toutes deux entre les plis du rideau, main dans la main. Un tonnerre d'applaudissements nous rend notre salut. Je lève le poing, serré autour du spéculum. Il mérite bien lui aussi cette ovation ! Le rideau se rouvre, et les autres acteurs nous rejoignent tour à tour pour saluer. L'euphorie se prolongera encore quelques minutes après la fermeture du rideau… duquel ré-émergera la gynécologue, un spéculum d'une autre couleur à la main. S'adressant au public, elle hèlera: "La personne suivante, s'il-vous-plaît ?" )) - Mylène (MyLzz59) - Bonsoir,
Puisque vous me l’avez permis, Cécyle, voici, avec mes remerciements, l’histoire (oups, un peu chaude) que m’a inspirée cette magnifique photographie :

(( J’entre dans la lumière, j’apparais de derrière une sculpture abstraite ou stylisée placée en fond de scène, et avance. L’actrice qui interprète la doctoresse a appelé le nom de mon personnage, l’héroïne de cette pièce, pour me convier dans son cabinet. Je suis en imper et escarpins. Je serre la main de l’autre actrice, sous les applaudissements nourris du public. Deux accessoires sont présents. Un portemanteau en retrait, et au premier plan un fauteuil de gynécologie, orienté face au public. Je suis invitée à me diriger vers le portemanteau Dans quelques instants je vais me dévêtir intégralement, et prendre place dans le fauteuil. Je suis censée venir pour une consultation de routine, mais celle-ci va devenir le prétexte de tout le reste de cette pièce. La doctoresse se lave soigneusement les mains à un lavabo apparu par la magie d’un spot, sans prêter la moindre attention à mon strip-tease.

Me voici nue, debout près du portemanteau Je joue avec mes longs cheveux plus que je ne les arrange. Je joue la femme non pas gênée, mais intimidée. Dans mon rôle, le public n’existe pas. J’attends l’invitation de la doctoresse, qui ne tarde pas, pour m’avancer vers le fauteuil, et m’y installer. Je garde les jambes serrées l’une contre l’autre. Nous déroulons notre texte, pendant qu’elle s’assoit sur le tabouret à roulettes, devant moi. L’un après l’autre, elle place mes pieds dans les étriers. Sa main tient un spéculum…

Sonnerie de téléphone. La gynécologue se lève, et sort de scène, comme si elle allait répondre dans le bureau d’à-côté. Le portemanteau et le lavabo disparaissent avec elle. Un murmure parcourt le public. Malgré le bouche à oreille qui fonctionne on-ne-peut-mieux, les spectateurs ne peuvent s’empêcher de marquer leur étonnement lorsqu’ils constatent que le spéculum est réellement posé en moi.

Je tiens à dissiper de suite tout malentendu, la pièce dont je suis l’héroïne n’a rien de pornographique, et je n’ai pas une âme d’exhibitionniste ! Lorsque j’ai postulé pour ce rôle, j’ignorais ce détail. Je suis restée interloquée lorsque la metteuse en scène l’a évoqué. Mais elle a su trouver les mots pour m’expliquer en quoi il était vital dans la pièce, et je les ai entendus. Je n’ai cependant pas accepté de suite, même si j’étais certaine de l’adéquation entre ce rôle et moi. J’avais peur. Peur de craquer, peur de faire un blocage, peur de n’être à la hauteur. La metteuse en scène a eu la pudeur de me laisser gérer mon cheminement tout en ayant été présente chaque fois que j’ai eu besoin de son soutien.

Aujourd’hui, comme lors de toutes les représentations précédentes, je vais tenir cette position incongrue durant plus d’une heure. Autour de moi, différents tableaux vont se dérouler. Chacun d’eux illustrera l’un des souvenirs de mon personnage, qui mettra à profit le temps de l’absence de la gynécologue pour faire le point sur sa vie. Des acteurs vont jouer leurs scènes autour de mon fauteuil, et se figer alors que je vais commenter celles-ci en m’adressant au public comme s’il était moi-même. Flash-back parfois tendres, parfois cruels, dans lesquels tantôt les personnages m’ignoreront car je n’appartiendrai pas à la scène, tantôt je me joindrai pour donner la réplique, prenant la place de l’autre moi, celle du moment passé dans lequel se déroulait la scène. Les amis, la famille, les relations professionnelles, tous y passeront et, contrairement aux apparences, c’est eux que je vais mettre à nu et exposer de l’intérieur.

Oh, il s’en trouvera bien pour crier à l’impudeur ! Et je ne puis qu’être d’accord avec cela, car oui cette pièce est impudique. Mais dans le sens où les personnages vont faire déballage de leur linge sale, ces « petites affaires » dont il est inconvenant de faire étalage hors de leur cercle, et nous allons nous en donner à cœur joie ! Cependant chut, je ne vais pas vous narrer toute l’intrigue…

Certes, aujourd’hui encore, je me douterai que ces quelques spectateurs masculins massés dans les premiers rangs bien face à moi, et au regard rivé sur mon entrejambe grand ouvert par le spéculum, aient guère écouté le moindre mot de cette pièce pourtant magnifiquement ciselée..

Retour de la gynécologue, nous échangeons quelques tirades, et le rideau se ferme. De l’autre côté, les applaudissements ne tarissent pas. Je récupère délicatement le spéculum, et elle m’aide à descendre du fauteuil. Mes jambes sont légèrement engourdies, elle m’offre son épaule. J’enfile mon imper et chausse mes escarpins. Puis nous nous faufilons toutes deux entre les plis du rideau, main dans la main. Un tonnerre d’applaudissements nous rend notre salut. Je lève le poing, serré autour du spéculum. Il mérite bien lui aussi cette ovation !

Le rideau se rouvre, et les autres acteurs nous rejoignent tour à tour pour saluer. L’euphorie se prolongera encore quelques minutes après la fermeture du rideau… duquel ré-émergera la gynécologue, un spéculum d’une autre couleur à la main. S’adressant au public, elle hèlera: « La personne suivante, s’il-vous-plaît ? » ))

- Mylène (MyLzz59) -

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Commentaires sur 201009_03 par Mylène (MyLzz59) /201009_03/#comment-24 Mylène (MyLzz59) Tue, 26 Oct 2010 19:34:02 +0000 /?p=104#comment-24 (le même commentaire, mais avec d'autres guillemets, désolée :( ) Une p'tite suite, sans prétention aucune, car c'est vous deux les artistes !! "Sur le bord, accoudée à la main courante, une fille les observait. Enfin, une fille.. Sans doute, même si ses cheveux sont courts. Comme un garçon. Même si son look est ambigu. Androgyne, dit-on. Comme un garçon. Même si en s'éloignant, elle marche comme un garçon. C'est elle qui rit tout bas. Elle. Ils ne connaissent pas son vrai prénom. Ils l'ont toujours surnommée la Gouine. Souvent raillée, voire insultée, elle appréciait regarder jouer au foot. Même ces garçons-là. Le ballon ? Oh, elle sait où il est. Elle le porte contre son ventre. En son ventre. Sous ses seins nus, recouverts de cette toile légère, la même toile qui lui descend jusqu'aux genoux. Elle porte ce ballon. Fièrement. C'est son ballon. C'est leur ballon. A elle, et à la femme avec qui elle vit, à la périphérie de cette agglomération, un cocon, un nid d'amour, un nid d'amoureuses, elle, et cette autre femme, pas sa colocatrice, non, mais son amoureuse. Son grand amour, l'amour de toute sa vie, vécue et à venir, jusqu'à ce que la mort les sépare, le temps du trajet vers leur paradis commun, leur paradis promis, à elle et à sa compagne, elle et son amoureuse, elle et son amour. Le ballon ? Oh, il provient bien d'un garçon, peut-être même de l'un des belligérants de ce terrain dont elle s'est éloignée, clopin-clopant, en tortillant du popotin désormais, comme toute femelle humaine qui porte un ballon. Ce ballon qui dans quelques petits mois leur donnera, à elle et à son amour, un petit être, dont elles seront les deux mamans. Un petit être qui, dès qu'elle sera rentrée chez elle, chez elles devrais-je écrire, sentira une fois de plus que ses deux mamans à venir s'aiment vraiment, quand elle sentira ce souffle chaud collé contre l'accès de cet antre dans lequel elle se construit petit à petit, jour après jour, quand elle sentira le coeur de sa maman s'accélérer sous la caresse délicate de son autre maman, unie à celle qui la porte dans un profond baiser, bouches de natures et de positionnements différents unies dans le même plus noble des sentiments.." Bisous, - Mylène (MyLzz59) - (le même commentaire, mais avec d’autres guillemets, désolée :( )

Une p’tite suite, sans prétention aucune, car c’est vous deux les artistes !!

« Sur le bord, accoudée à la main courante, une fille les observait. Enfin, une fille.. Sans doute, même si ses cheveux sont courts. Comme un garçon. Même si son look est ambigu. Androgyne, dit-on. Comme un garçon. Même si en s’éloignant, elle marche comme un garçon. C’est elle qui rit tout bas. Elle. Ils ne connaissent pas son vrai prénom. Ils l’ont toujours surnommée la Gouine. Souvent raillée, voire insultée, elle appréciait regarder jouer au foot. Même ces garçons-là.

Le ballon ? Oh, elle sait où il est. Elle le porte contre son ventre. En son ventre. Sous ses seins nus, recouverts de cette toile légère, la même toile qui lui descend jusqu’aux genoux. Elle porte ce ballon. Fièrement. C’est son ballon. C’est leur ballon. A elle, et à la femme avec qui elle vit, à la périphérie de cette agglomération, un cocon, un nid d’amour, un nid d’amoureuses, elle, et cette autre femme, pas sa colocatrice, non, mais son amoureuse. Son grand amour, l’amour de toute sa vie, vécue et à venir, jusqu’à ce que la mort les sépare, le temps du trajet vers leur paradis commun, leur paradis promis, à elle et à sa compagne, elle et son amoureuse, elle et son amour.

Le ballon ? Oh, il provient bien d’un garçon, peut-être même de l’un des belligérants de ce terrain dont elle s’est éloignée, clopin-clopant, en tortillant du popotin désormais, comme toute femelle humaine qui porte un ballon. Ce ballon qui dans quelques petits mois leur donnera, à elle et à son amour, un petit être, dont elles seront les deux mamans. Un petit être qui, dès qu’elle sera rentrée chez elle, chez elles devrais-je écrire, sentira une fois de plus que ses deux mamans à venir s’aiment vraiment, quand elle sentira ce souffle chaud collé contre l’accès de cet antre dans lequel elle se construit petit à petit, jour après jour, quand elle sentira le coeur de sa maman s’accélérer sous la caresse délicate de son autre maman, unie à celle qui la porte dans un profond baiser, bouches de natures et de positionnements différents unies dans le même plus noble des sentiments.. »

Bisous,
- Mylène (MyLzz59) -

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Commentaires sur 201009_03 par Mylène (MyLzz59) /201009_03/#comment-23 Mylène (MyLzz59) Tue, 26 Oct 2010 19:31:40 +0000 /?p=104#comment-23 Une p'tite suite, sans prétention aucune, car c'est vous deux les artistes !! <> Bisous, - Mylène (MyLzz59) - Une p’tite suite, sans prétention aucune, car c’est vous deux les artistes !!

<>

Bisous,
- Mylène (MyLzz59) -

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Commentaires sur 201008_06 par XA /201008_06/#comment-22 XA Tue, 26 Oct 2010 13:36:19 +0000 /?p=147#comment-22 ça... c'est un baiser de la mort qui tue !!! ;-) ça… c’est un baiser de la mort qui tue !!! ;-)

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Commentaires sur 200809_02 par XA /200809_02/#comment-18 XA Mon, 18 Oct 2010 09:03:14 +0000 /?p=128#comment-18 E-X-C-E-L-L-E-N-T !!!! ... Je me suis régalée ! Cette lecture le lundi matin (au bureau) est d'un raffraichissant, d'un... hum... comment dire... même le café qui est pourtant mauvais prend un nouveau goût ;-) Encore ! E-X-C-E-L-L-E-N-T !!!! … Je me suis régalée ! Cette lecture le lundi matin (au bureau) est d’un raffraichissant, d’un… hum… comment dire… même le café qui est pourtant mauvais prend un nouveau goût ;-)
Encore !

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Commentaires sur 201009_02 par Sophie de Mauguio /201009_02/#comment-17 Sophie de Mauguio Thu, 14 Oct 2010 12:13:24 +0000 /?p=113#comment-17 Si juste, si vrai,... , les larmes remontent, l'enfance aussi. Merci Si juste, si vrai,… , les larmes remontent, l’enfance aussi.
Merci

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Commentaires sur 201009_02 par Cy Jung /201009_02/#comment-16 Cy Jung Wed, 13 Oct 2010 20:18:36 +0000 /?p=113#comment-16 Alain, Non, je n'ai jamais lu Clavel et je découvre que je suis comme lui née un 29 mai, d'une année qui se finit en 3. Mon histoire ne se déroule pas dans le Jura mais à Lunel (Hérault), dans les années 70. Ces hommes venaient aussi pour les vendanges. Ils étaient hébergés dans des granges sommairement aménagées. J'ai habité longtemps un petit village non loin de Lunel et je les voyais sur le pas des portes des granges. Ils me semblaient être des esclaves même s'ils étaient assez bien "traités" (sacrée langue !). J'ignore s'ils ont pu s'attacher à cette terre ; sans doute que oui, à force de la travailler. Je vais lire ce roman ; tu m'en as donné envie. Merci ! Bonne fin de soirée Cy Alain,
Non, je n’ai jamais lu Clavel et je découvre que je suis comme lui née un 29 mai, d’une année qui se finit en 3.
Mon histoire ne se déroule pas dans le Jura mais à Lunel (Hérault), dans les années 70. Ces hommes venaient aussi pour les vendanges. Ils étaient hébergés dans des granges sommairement aménagées. J’ai habité longtemps un petit village non loin de Lunel et je les voyais sur le pas des portes des granges. Ils me semblaient être des esclaves même s’ils étaient assez bien « traités » (sacrée langue !). J’ignore s’ils ont pu s’attacher à cette terre ; sans doute que oui, à force de la travailler.
Je vais lire ce roman ; tu m’en as donné envie.
Merci !
Bonne fin de soirée
Cy

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Commentaires sur 201009_02 par Alain Reinette /201009_02/#comment-15 Alain Reinette Wed, 13 Oct 2010 12:26:28 +0000 /?p=113#comment-15 As- tu lu "L'Espagnol" de Bernard Clavel - qui vient de décéder-?.. Bise ALAIN As- tu lu « L’Espagnol » de Bernard Clavel – qui vient de décéder-?..

Bise
ALAIN

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