201008_06

Un baiser. On commence par un baiser. Nos lèvres se rapprochent. Tu as le souffle court. Le mien n’en est pas loin. On se rapproche encore, tes mains sur ma taille, les miennes à ton épaule. Encore. Encore. Il y a alors cette fraction de seconde où nos lèvres vont pour s’épouser sans que cela n’y soit tout à fait. C’est le moment magique, impérissable, celui qui donne la saveur, qui exprime tout ce qu’en ce baiser nous souhaitons nous dire.
Un baiser. Ton baiser. Notre baiser. Non, le tien. C’était le tien. C’est toi qui a commencé. Nous y sommes. Nos lèvres sont collées. Elles restent quelques secondes immobiles, le temps de prendre la chaleur, de canaliser l’émotion. Je sens ton sourire envahir ma lippe. J’appuie. Tes doigts se crispent. Ma paume glisse jusqu’à ta nuque. Tes lèvres brandillent. Ta langue ne s’en mêle pas. C’est la mienne, plus tard, qui fera le pas.
Un baiser. Tout commence par un baiser. C’est du moins ce que l’on a fait. Tes lèvres quittent presque brusquement les miennes. Je voudrais les retenir, garder la chaleur, prendre le souffle, rouler dans le velours. Je ne sais pas. Ma main revient à ton épaule. Ton bassin se colle au mien. Nos yeux sont hors service. Il nous faudrait nos bras, pour éponger tout ça. On ne l’ose pas, ni toi, ni moi.
Un baiser. Le premier. Le mystère de nos caresses demeure entier.

Cy Jung©

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Une réponse à 201008_06

  1. XA dit :

    ça… c’est un baiser de la mort qui tue !!! ;-)

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