201007_02

— Dis, tu m’aimes ?
— Mais bien sûr que je t’aime, je t’aime beaucoup. Tu le sais, non ? Je t’aime beaucoup beaucoup beaucoup, beaucoup. Et plus que ça encore. Je t’aime tellement ! Je t’aime fort, fort, très fort. Je t’aime énormément. Je t’aime à la pelle ; je t’aime de partout ! Je t’aime de toujours. Je t’aime passionnément. Je t’aime à gogo. Je t’aime infiniment. Je t’aime tant, tant et si bien que je t’aime du plus profond de mon cœur. Oh ! oui ; qu’est-ce que je t’aime ! Je t’aime de bonheur. Je t’aime terriblement. Je t’aime tendre. Je t’aime doux. Je t’aime chaud. Je t’aime profondément. Je t’aime puissance dix, vingt, trente, cent, mille ! Je t’aime à en perdre la tête, à m’en fendre le ventre. Je t’aime à la folie ! Je t’aime à la vie, je t’aime à la mort. Je t’aime comme jamais je n’ai aimé. Je t’aime à l’envi. Je t’aime d’amour. Je t’aime, comment dire, oui, c’est ça, je t’aime vraiment. Et toi, tu m’aimes ?
— Je t’aime.
— C’est tout ?

Cy Jung©

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Une réponse à 201007_02

  1. Bonsoir :)

    Avec votre permission, Cécyle, je récidive avec cette histoire, qui fait écho à votre jolie déclaration :

    (( Heu.. Là, j’ai comme l’impression d’avoir loupé un épisode. Il faut dire que les choses se sont enchaînées si vite !

    Résumons. Je me retrouve allongée sur mon canapé, le chemisier dégrafé, en train de me faire rouler une pelle enflammée par une femme dont j’ignorais jusqu’à l’existence il y a à peine quelques minutes, et qui a déboulé chez moi comme une furie voulant m’arracher les yeux.

    Jusqu’ici ma vie avait toujours été des plus « normales », un homme que j’aime et qui m’aime, avec lequel je suis en concubinage, en attendant de pouvoir officialiser comme il ne cesse de me le promettre notre union par le lien indéfectible du mariage, dont rêvait déjà la petite fille que j’étais.

    Mon homme, c’est un gars ordinaire, mais qui dégage un certain charme. Un type bien élevé, attachant, qui connaît ses limites et séduit avec ce qu’il a. C’est comme ça qu’il m’a fait la cour. Il n’en a pas fait des tonnes, était même un peu maladroit, et ça m’a touchée.

    Nous ne vivons pas encore ensemble, il vient à mon appartement deux à trois fois par semaine, il a toujours une attention, un bouquet de fleurs, une bonne bouteille, un gâteau, du parfum.. Je suis sûre qu’il serait le père idéal pour nos enfants à venir, son expression ne change pas lorsque je lui en parle.

    Il m’emmène au restaurant, à des spectacles, des manifestations diverses, il n’a pas son pareil pour m’enivrer de romantisme. Et les soirs où il passe la nuit chez moi, nos ébats amoureux sont d’une telle tendresse que j’ai souvent peur d’aller trop loin, ou trop vite, de briser l’instant magique.

    Aussi, jamais, au grand jamais, je n’aurais imaginé qu’allait se produire l’événement que je suis en train de connaître ! Imaginez, je suis tranquille quand une femme se met à tambouriner contre ma porte et me hurlant de la laisser entrer, entre quelques noms d’oiseaux. Apeurée, je finis néanmoins par lui ouvrir, en me disant qu’il s’agit sûrement là d’une méprise..

    Mais non, elle cite bien mon nom, et avance, me désignant de son doigt inquisiteur, me faisant reculer. Je tente de lui demander quelque explication, mais rien n’y fait. Je finis acculée contre le buffet.

    J’en suis à attendre qu’elle me frappe, ou me griffe, mais en tournant la tête elle aperçoit le cadre où je pose fièrement dans les bras de mon homme, et se fige. Mon regard effectue des allers-retours entre cette photo, et son visage. Elle est au bord des larmes. Je suis décontenancée..

    Sans même me soucier de l’éventuel danger de mon acte, je lui demande à nouveau de m’expliquer. Ses yeux plongent dans les miens. Elle me sort une photo. J’en perds littéralement ma mâchoire: il s’agit quasiment de la même photo, à ceci près que c’est elle que mon homme tient fièrement dans ses bras ! « Oh ! », dis-je, incapable de formuler autre chose.

    « Je serais ridicule de m’en prendre à vous », dit-elle en récupérant et rangeant sa photo, « je vois bien que vous ne comprenez pas plus que moi. Vous aussi, il vous a eue.. » Je continue de la fixer, atterrée.

    Durant plusieurs minutes, je ne saurais préciser, seul un vide profond résonne dans ma tête. La femme soupire, et lentement se tourne puis se dirige vers la porte. Je l’interpelle: « Attendez, je.. » Je quoi, d’ailleurs ? Aucune idée. Je l’invite néanmoins à prendre place à côté de moi, dans le canapé. « Merci », dit-elle.

    Elle fixe ses pieds, ou ses mains, ou quelque chose dans cette direction, vers le sol, en murmurant en boucle ce que je perçois comme un « Quel salaud ».. Machinalement, je me mets à lui caresser une mèche de cheveux, puis le front, comme je le ferais à une gamine désespérée.

    Elle relève le nez vers moi. Ma main est désormais sur sa joue. Me fixant, elle ..me rend ma caresse en bougeant la tête ! « Vous êtes si gentille.. », me sort-elle. Je lui souris timidement, elle fait de même.

    J’entame la conversation. Son histoire avec cet homme que je croyais mien, ressemble tellement à la mienne. Sauf qu’elle, elle lui a fait un gosse, et que, du coup, il l’a épousée. C’était il y a quatre ans. La même tendresse et les mêmes attentions envers elle, et le fait qu’il ne se soit jamais installé chez elle non plus. Ce type menait (au moins) une double vie. Et assez symétrique apparemment..

    Nos yeux s’humidifient de concert, à mesure que nous « comparons » nos vies avec ce même faux cul. Je n’ai pas cessé de lui caresser le visage, à mon étonnement. Sa main est désormais posée sur mon genou.

    Elle en vient à me parler de ces moments où ils font l’amour. Naturellement. Dans la conversation. Il est aussi romantique avec elle qu’avec moi. Nous dévions tout aussi naturellement sur sa façon de faire l’amour, et de le recevoir, les détails sur les pratiques deviennent fort crus !

    Je ne sais plus laquelle de nous a explosé de rire en premier, mais je me souviens qu’elle a cessé de rire soudain, et que ça m’a arrêtée net. Nous nous sommes regardées. Nos inconscients devaient se parler.

    Elle se jette sur ma bouche, me renversant dans le canapé. Et moi, je ne la repousse pas, au contraire je réponds à son baiser fougueux. Je n’en reviens pas ! Elle dégrafe mon chemisier comme je me revois le faire avec la chemise à l’autre, là. Ben oui, le gars, là, sur la photo. Comment il s’appelle, déjà, celui-là ? Je ne sais déjà plus, j’ai oublié. C’est sans importance.

    Je plaque mes deux mains ouvertes sur son jean’s, au niveau de ses fesses. Elle émet un léger gémissement, en poursuivant notre baiser. J’ignore autant qu’elle comment nous allons nous y prendre, mais je n’ai plus le moindre doute quant à ce que nous nous apprêtons à faire.. ))

    - Mylène (MyLzz59) -

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